A 21 ans, Thomas Veyret quiétait animateur de centres de loisirs a perdu sa jambe suite à une simple fracture du genou. C’était le 7 février dernier au soir, il fait une mauvaise chute suite à une démonstration sur le trampoline et son genou est retourné à 90°.

L’équipe du centre de loisirs contacte le SAMU 20 minutes plus tard, cependant 12 minutes passent encore avant que le médecin du SMUR ne prenne l’appel.

A la surprise de tout le monde, le médecin demande à Thomas de réduire sa luxation par lui-même sans lui fournir aucun conseil technique. Le père de Thomas déplore que que «quand on appelle le Samu, on est en souffrance. Ce qui est choquant, c’est que le médecin ait pris ça à la légère.»

Plus de 12 heures d’attente entre l’accident et le premier examen

Les examens ont montré qu’il ne s’agissait pas seulement d’une luxation mais d’une fracture. Et Thomas avait bien précisé au médecin au téléphone qu’il y avait eu un craquement et une perte de sensibilité.

Thomas est enfin admis au CHU de Grenoble mais l’angioscanner qu’on lui prescrit ne sera effectué que 7 heures plus tard, ce qui équivaut à 12 heures après l’accident.

L’examen a alors montré que l’une des artères n’était plus irriguée depuis l’accident et que le lendemain sa jambe était nécrosée. Thomas a dû être amputé 2 semaines plus tard et affirme ne pas avoir hésité à prendre la décision: « Dans tous les cas, je n’avais plus le choix. Ma vie était en danger. »

Des dommages pour vivre décemment

Avec son avocat, Thomas a décidé de porter plainte contre le médecin du Smur ainsi que le CHU pour «blessures involontaires». Le CHU refuse de commenter l’affaire. Au mois d’octobre, il a été déposé une requête devant le tribunal administratif contre l’établissement en tant que personne morale de droit public et qui prend pour motif un »retard de diagnostic et un retard d’intervention chirurgicale »et aurait pour objectif »d’obtenir une indemnisation des prothèses »et »des préjudices qui découlent »du handicap de Thomas.Ce dernier explique: « J’ai du matériel médical qui va me coûter cher toute ma vie. Je veux qu’il y ait réparation pour que je puisse au moins vivre décemment. »

Thomas ne demande pas qu’une indemnisation financière, mais aussi « que le CHU prenne ses responsabilités, pour ne pas que cela se répète. »

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